J - 2 avant la première conf. du GRICO “Pour une nouvelle anthropologie de l’entreprise”

Programme 2011 - 2012, édito & morceau choisi :

9. Nouvelles écologies politiques et Responsabilité sociale

Tout cela conduit à proposer un certain nombre d’éléments concernant les politiques organisationnelles en territoires surdéterminés pour une large part par la strate numérique.  Dans ce cadre, le management doit être polycentrique et fondé sur la co-existence de modes et de niveaux de gouvernance (Orstrom) permettant une autonomie relative de chacun et offrant ainsi une souplesse d’adaptation garantissant la métastabilité économique et sociale des milieux du travail.
Il s’agit donc d’introduire le concept d’écologie politique au cœur des entreprises et des organisations.  A chacune des « écologies » et selon leurs rapports différentiels et leurs rapports de co-détermination relative, des modes de gouvernance spécifiques doivent émerger. La stratégie entrepreuneuriale doit être perçue comme organisation efficace et ouverte de ces modes de gouvernance. Ces modes doivent reposer sur des socles cognitifs solides et des pratiques collectives distribuées relativement sophistiquées. Cela suppose encore l’adoption de normes prenant en compte le caractère processuel du travail et de l’innovation. Mais, ils doivent aussi reposer sur l’apprentissage de l’art des controverses et de l’art de la négociation voire de la diplomatie comme art de l’immanence entrepreuneuriale, apprentissage comme élément nécessaire à la crédibilité de sa responsabilité sociale. Ils doivent  s’appuyer sur des modes d’existence ouverts et non surdéterminés par l’imperium de rationalités visant le contrôle continu et la maîtrise toujours plus grande de la réalité socio-technique et politique de l’entreprise.

Faire sa place à l’altérité et aux devenirs est donc plus que jamais essentiel et ce, au cœur même d’un univers concurrentiel dans l’horizon du maintien des sociétés ouvertes et démocratiques. Tel est le défi.

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